L’économie française s’est légèrement contractée entre juillet et septembre. Dans sa première estimation publiée vendredi 30 octobre, l’Insee mesure un recul de 0,1 % du produit intérieur brut au troisième trimestre 2026, après une stabilité au printemps.
La dégradation vient notamment des échanges extérieurs. Les exportations diminuent de 1,7 %, tandis que les importations restent presque stables. Le commerce extérieur retire ainsi 0,6 point à l’évolution du PIB. L’aéronautique figure parmi les secteurs dont les ventes à l’étranger se replient.
La consommation des ménages suit une autre trajectoire, avec une hausse de 0,4 %. Cette progression amortit le recul de l’activité, sans le compenser. L’investissement baisse de 0,6 %, alors que les variations de stocks apportent une contribution positive.
Ces données portent sur le volume d’activité, corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables. Elles constituent une première estimation, susceptible d’être affinée. L’Insee prévoit de publier les résultats détaillés de ce trimestre le 27 novembre.
La photographie est celle d’une année sans redémarrage durable. Franceinfo rappelle que le PIB avait déjà diminué de 0,2 % au premier trimestre. L’acquis de croissance atteint désormais 0,2 %. Ce chiffre correspond à la hausse annuelle qui serait obtenue si l’activité restait stable au dernier trimestre, et non à une prévision de son évolution.
Interrogé vendredi sur franceinfo, le ministre de l’Économie Roland Lescure a jugé nécessaire de rétablir la confiance et d’adopter un budget. Il a notamment mis en cause les difficultés de la production agricole et énergétique. Cette lecture politique se distingue du constat statistique, qui fait aussi apparaître le poids des exportations et de l’investissement.
Le siège de l’Insee à Montrouge en janvier 2023. Archive de l’institution, distincte de la publication statistique de 2026. Boubloub / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Réduction et conversion WebP.




