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vendredi 30 octobre 2026
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Auvergne-Rhône-Alpes · France

Dans la Loire, les sangliers compromettent déjà les prairies de l’an prochain

À Saint-Just-Saint-Rambert, un agriculteur décrit des terres retournées après les semis. Aux frais de remise en état s’ajoute le fourrage qu’il risque de perdre.

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Sanglier photographié à Oberursel en 2015, image d’illustration
Bramans / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source
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Près de Saint-Just-Saint-Rambert, dans la Loire, Rémy Bernard estime que les sangliers ont déjà abîmé 20 à 25 % des quinze hectares qu’il a semés cette année. Son témoignage, recueilli dans un reportage d’ICI Saint-Étienne Loire diffusé vendredi 30 octobre, décrit des prairies retournées sur de longues bandes et une perte de fourrage attendue pour l’année prochaine.

L’agriculteur chiffre la semence nécessaire à une prairie à environ 150 euros par hectare. À cette dépense s’ajoutent le carburant et le travail des machines. Les dégâts surviennent après les efforts engagés pour remettre les parcelles en état à la suite de la sécheresse, explique-t-il à la radio. Le pourcentage avancé reste son estimation pour ses propres terres, sans permettre de mesurer les pertes de l’ensemble du département.

La difficulté dépasse ainsi les surfaces à réensemencer. Une prairie endommagée signifie aussi une récolte de fourrage compromise, alors que les frais de remise en culture ont déjà été engagés. Dans le reportage, Rémy Bernard décrit le découragement provoqué par la répétition des dégradations au fil de ses visites sur les parcelles.

Le dossier oppose depuis plusieurs mois les attentes des agriculteurs et celles des chasseurs. Dans un article publié le 26 mars, Le Chasseur français rapportait déjà les tensions autour des dégâts dans la plaine du Forez. Le magazine indiquait que 388 998 euros avaient été indemnisés dans la Loire pour la campagne 2024-2025. Ce bilan ancien apporte un ordre de grandeur, mais ne constitue pas une estimation des dommages de cet automne.

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Interrogé par ICI, Gérard Aubret, président de la fédération départementale des chasseurs, conteste certains moyens de régulation évoqués par la préfecture, notamment les cages-pièges et les tirs de nuit. La question du financement reste également au cœur du désaccord. Les chasseurs ne veulent plus supporter seuls les indemnisations, tandis que des agriculteurs interrogés par la radio disent renoncer aux démarches, qu’ils jugent trop lourdes au regard des sommes obtenues.

Sanglier photographié à Oberursel, en Allemagne, en mars 2015. Cette archive de l’espèce ne montre pas les parcelles de la Loire. Bramans / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Réduction et conversion en WebP.