Le pape Léon XIV recevra en audience privée sept personnes victimes de violences sexuelles dans l’Église le 27 septembre 2026 à Lourdes. Cette rencontre solennelle offrira un espace d’échange direct entre le souverain pontife et des fidèles marqués par des abus perpétrés par des membres du clergé ou des figures ecclésiales, au cœur même de la cité mariale.
Face à l’institution, le collectif a immédiatement tenu à clarifier le sens de sa présence auprès des autorités religieuses. Dans un communiqué commun publié le 16 septembre 2026, les victimes précisent que « dialoguer ne signifie pas cautionner » et qu’« être reçu ne signifie pas renoncer à notre exigence », rejetant tout risque de récupération ou d’édulcoration de leur combat.
Dans cette optique de clarté, une majorité des membres du groupe a pris le parti d’assumer cette démarche à visage découvert. Cinq des participants ont rendu publique leur identité : Jean-Marie Delbos, Véronique Garnier, Jérôme Guillement, Olivier Mardi et Bertrand Virieux, affirmant leur volonté de témoigner sans faux-semblants de la réalité des souffrances subies.
À leurs côtés, deux victimes ont fait le choix de préserver l’anonymat pour protéger leur intimité et leur sécurité émotionnelle. Parmi ces deux personnes figure notamment une personne victime de l’abbé Pierre, un dossier hautement sensible qui met en lumière des décennies de silence entourant des abus commis par des personnalités religieuses d’envergure.
Une préparation sous stricte réserve médiatique
Les modalités pratiques de ce rassemblement ont fait l’objet d’un premier cadrage formel. Une première réunion préparatoire s’est tenue avec des représentants de la CEF, de la Corref et Mgr Gérard Le Stang, et les signataires ont annoncé qu’ils ne donneront aucune interview avant l’entrevue, préservant une discrétion absolue jusqu’aux entretiens avec Léon XIV.
