Thierry Marx est de nouveau sous les projecteurs après un numéro de l’émission Complément d’enquête consacré aux figures montantes de la gastronomie. L’intérêt médiatique porte cette fois moins sur sa cuisine que sur son domicile parisien : une maison discrète en façade mais riche en surprises, qui mêle architecture industrielle, objets d’art et installations inattendues comme un potager sur le toit et une cabine de ski rouge.
Chef étoilé au parcours atypique — passé par l’armée avant de faire ses armes dans de grands restaurants — Thierry Marx a choisi un agencement intérieur reflétant à la fois sobriété et audace. La façade discrète masque un espace pensé pour la convivialité et la réflexion, où chaque pièce témoigne d’un rapport assumé au design et aux souvenirs professionnels.
À l’entrée, un premier salon privilégie des matériaux sombres et des lignes épurées : parquet profond, fauteuils en cuir et sélection d’objets contemporains. Une structure métallique baptisée « escaliers Eiffel », inspirée de l’architecture industrielle, relie les niveaux et instille une référence volontaire au patrimoine parisien détourné en élément décoratif.
Un intérieur entre laboratoire créatif, atelier et potager urbain
À l’étage, une pièce de vie joue simultanément le rôle de chambre et de bureau. Bibliothèques garnies d’ouvrages culinaires, pièces rares et souvenirs personnels y rappellent le parcours de cuisinier et d’homme formé au service militaire. L’ensemble dégage une impression d’intimité studieuse, propice au travail et à la lecture.
La demeure comprend un second salon aménagé en atelier d’artiste. L’espace présente des éléments atypiques : un piano aux teintes vives, des objets volants miniatures et une chauffeuse Togo, signature du design des années 1970. Ce lieu hybride, qui se situe entre galerie et coin de détente, est décrit comme un espace où l’inspiration est cultivée hors des fourneaux.
Une salle à manger élégante enchaîne avec un espace plus confidentiel où sont exposés livres, bouteilles de collection et vaisselle choisie. « C’est très reposant », confie le chef au sujet de cet intérieur, qu’il conçoit comme un refuge propice à la déconnexion et à la contemplation.
Sur le toit, un potager privé introduit une dimension productive à la résidence. Parmi les plantations figurent des agrumes japonais, cultivés pour un usage personnel et pour maintenir un lien avec une cuisine axée sur la qualité des matières premières. À proximité, une cabine de ski rouge, installée comme un élément décoratif et fonctionnel, crée un coin café insolite offrant une vue sur les toits parisiens.
La cuisine, vaste et ouverte sur les espaces de réception, se distingue par un îlot central d’envergure professionnelle. Conçue pour recevoir, expérimenter et partager, elle est équipée pour des préparations exigeantes et des moments de service dans un cadre domestique aménagé selon des codes proches de la restauration gastronomique.





