Invité au micro du podcast « En vrai » présenté par Jeanne Baron, le chorégraphe Yanis Marshall a livré un témoignage sans concession sur la stigmatisation sociale dont il fait l’objet. L’artiste est revenu en détail sur le rejet systématique et la marginalisation affective auxquels il se heurte quotidiennement en raison de sa séropositivité, déplorant la persistance d’idées reçues particulièrement violentes.
L’ancien professeur de danse emblématique de l’émission « Star Academy » s’est indigné du décalage de traitement réservé aux malades selon les pathologies. Il a notamment expliqué que plusieurs personnes de son cercle de connaissances ont immédiatement refusé de boire dans le même verre que lui ou ont tout bonnement cessé de le côtoyer dès l’instant où son statut sérologique a été porté à leur connaissance.
Cette prise de parole fait écho à sa démarche initiale engagée sur les réseaux sociaux, plateforme sur laquelle le danseur avait choisi d’officialiser publiquement sa séropositivité le 31 août 2026. Revendiquant avec fierté son parcours face à l’épreuve médicale et aux jugements extérieurs, il s’était alors solennellement défini comme un survivant déterminé à briser le silence imposé autour de l’infection.
Cet entretien intervient dans la perspective de la parution, programmée le 5 novembre 2026 aux éditions Leduc, de son ouvrage autobiographique intitulé « Je vous conseille de ne pas le dire ». Dans ce livre témoignage, Yanis Marshall consacre d’importants développements à son combat contre le VIH, tout en levant le voile sur ses luttes contre les addictions et les violences sexuelles subies durant sa jeunesse.
La brutalité d’une annonce médicale
Au cours de son échange radiophonique, l’artiste a également détaillé le traumatisme lié à la découverte de son statut médical, survenue plusieurs années plus tôt dans des conditions particulièrement brutales. Le chorégraphe avait appris sa contamination sans aucun accompagnement humain préalable, à travers un banal message vocal expédié et laissé directement sur son répondeur téléphonique par le laboratoire d’analyses médicales chargé de ses examens.





