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jeudi 15 octobre 2026
Economie · France

Près de deux millions d’euros versés aux indépendants après les incendies du Sud-Ouest

Le CPSTI a soutenu 1 952 travailleurs indépendants touchés par les incendies de Gironde et des Landes et prévoit un accompagnement prolongé.

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Carte satellite de la zone brûlée par l’incendie de Saumos en Gironde en juillet 2026
Union européenne, données Copernicus Emergency Management Service — Permission — Source

Près de deux millions d’euros ont été versés à 1 952 travailleurs indépendants touchés par les incendies de l’été en Gironde et dans les Landes. Ce bilan, arrêté au 1er octobre, mesure l’ampleur du soutien déclenché après les évacuations et les pertes d’activité.

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants avait activé son plan d’urgence le 27 juillet. Il concerne des artisans, des commerçants, des professions libérales et des autoentrepreneurs affectés directement par les feux ou par leurs conséquences économiques.

Les dossiers ne se limitent pas aux locaux détruits. Certaines entreprises ont perdu du matériel, tandis que d’autres ont subi des fermetures, une chute de fréquentation touristique ou l’interruption de leur accès pendant les opérations de sécurité.

Au Porge, une prestataire de services touristiques a raconté à ICI Gironde avoir reçu 8 000 euros en deux versements après la destruction de sa maison et de son équipement professionnel. Son témoignage montre que l’aide d’urgence ne suffit pas toujours à reconstituer un outil de travail ni à compenser plusieurs mois sans ressources.

L’Urssaf propose également des délais de paiement sans pénalité ni majoration. Les indépendants dont l’activité a baissé peuvent demander une révision de leurs cotisations provisionnelles afin qu’elles correspondent davantage au revenu attendu.

Le soutien doit se poursuivre pour les situations les plus fragiles. Le CPSTI prévoit un suivi sur plusieurs mois, qui peut passer par une prise en charge de cotisations ou une aide complémentaire en cas de difficulté de trésorerie.

Le dispositif répond à une catastrophe dont les effets économiques se prolongent après l’extinction des feux. Dans les communes touchées, la reprise dépend autant de la reconstruction matérielle que du retour des habitants, des visiteurs et des activités saisonnières.