Les sapeurs-pompiers professionnels poursuivent leur mobilisation nationale à Paris. Installés depuis dimanche 27 septembre sur le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel, plusieurs syndicats entendent maintenir la pression sur le gouvernement avant une déambulation prévue lundi puis une manifestation mardi avec la fonction publique.
Le mouvement s’inscrit dans un préavis de grève lancé le 8 septembre et qui court jusqu’au 20 octobre. Les organisations représentatives réclament des recrutements supplémentaires, une meilleure protection de la santé des agents et un recentrage de leurs missions sur les interventions relevant directement du secours.
Plus de 2 600 grévistes par jour en moyenne
Selon la direction de la Sécurité civile, environ 2 682 pompiers professionnels sont comptabilisés en grève chaque jour depuis le début du mouvement, soit un peu plus de 9 % des effectifs concernés. La profession compte environ 44 000 sapeurs-pompiers professionnels, auxquels s’ajoutent près de 200 000 volontaires.
Les syndicats ont baptisé leur mobilisation parisienne « colonne de renfort de la colère ». Leur objectif est de rendre visibles les difficultés des services départementaux d’incendie et de secours, notamment les tensions sur les effectifs, l’usure professionnelle et l’élargissement des missions prises en charge.
Une mobilisation qui vise aussi le débat budgétaire
La séquence parisienne intervient à l’approche des discussions budgétaires. Les syndicats veulent obtenir des engagements financiers supplémentaires pour les SDIS, dont le financement repose principalement sur les départements et les communes.
Une déambulation est prévue lundi dans la capitale avant une participation mardi à la mobilisation nationale de la fonction publique. Les syndicats ont indiqué qu’ils n’entendaient pas lever leur préavis sans avancée sur leurs principales revendications.




