La mobilisation lycéenne a rassemblé 256 000 personnes mardi 6 octobre dans toute la France, selon le ministère de l’Intérieur, dont 56 000 à Paris. Les organisations lycéennes et étudiantes avancent de leur côté le chiffre de 450 000 manifestants au niveau national et 100 000 dans la capitale.
Cette nouvelle journée d’action, présentée comme l’« acte III » du mouvement, a touché plusieurs centaines d’établissements et donné lieu à des cortèges dans de nombreuses grandes villes, notamment Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Rennes, Lille et Strasbourg.
Portugal : Cristiano Ronaldo présente ses excuses et ouvre la porte à un retour en sélection488 interpellations et 43 membres des forces de l’ordre blessés
Le ministère de l’Intérieur a annoncé 488 interpellations au cours de la journée et 43 policiers ou gendarmes blessés. Plusieurs incidents ont éclaté en marge des manifestations, notamment lors de dispersions ou de tentatives de blocage d’établissements.
Dans plusieurs villes, parents d’élèves, enseignants et militants syndicaux ont rejoint les cortèges ou formé des cordons pour encadrer les lycéens et limiter les affrontements avec les forces de l’ordre.
Les lycéens dénoncent le manque de moyens
Les revendications portent principalement sur le manque d’enseignants et de personnels, les classes surchargées, l’état de certains bâtiments scolaires et l’insuffisance de matériels pédagogiques. Les organisateurs demandent également une amélioration des conditions d’étude et une réforme de certains dispositifs d’orientation.
Le mouvement, engagé depuis la mi-septembre, s’est progressivement étendu à plusieurs régions et bénéficie désormais du soutien de syndicats enseignants, de fédérations de parents d’élèves et d’organisations étudiantes.




