La mobilisation nationale des sapeurs-pompiers professionnels entre dans sa phase la plus visible. Du 27 au 29 septembre 2026, des délégations convergent vers Paris pour réclamer davantage de moyens humains, financiers et matériels, dans le prolongement d’un mouvement de grève lancé le 8 septembre.
Les syndicats dénoncent une hausse continue des interventions sans progression équivalente des effectifs. Selon les données citées par les organisations professionnelles, le nombre d’interventions a augmenté d’environ 30 % en vingt ans, alors que les services d’incendie et de secours disent fonctionner régulièrement sous tension.
La mobilisation parisienne doit s’étendre sur trois journées, avec un rassemblement statique et un campement destiné à rendre visibles les revendications. Le mouvement reste compatible avec les obligations de secours, les agents pouvant être réquisitionnés pour assurer les interventions prioritaires.
Une contestation qui vise aussi le financement
Au-delà des recrutements, les syndicats demandent une réforme du financement des services départementaux d’incendie et de secours. Ils estiment que le projet de modernisation de la sécurité civile présenté par le gouvernement ne répond pas suffisamment à la question budgétaire.
Les représentants de la profession mettent également en avant l’usure liée aux mégafeux, aux canicules, aux inondations et à la hausse des sollicitations pour des missions relevant parfois de carences du système de santé. Le préavis national doit courir jusqu’au 20 octobre.





