Pierre Palmade retrouvera la liberté ce vendredi 27 février 2026 après avoir « achevé d’exécuter sa peine d’emprisonnement sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique », a confirmé le parquet de Bordeaux, information relayée par Le Parisien. À compter de cette date, l’humoriste restera soumis à un sursis probatoire de trois ans comportant, selon le parquet, des obligations de travail, des soins et l’indemnisation des victimes, sous le suivi du juge d’application des peines.
La décision fait suite à une condamnation prononcée en novembre 2024 pour blessures involontaires aggravées, après un grave accident de la route survenu en février 2023 alors que Pierre Palmade conduisait sous l’emprise de stupéfiants. La peine prononcée s’élève à cinq ans de prison, dont deux fermes. L’humoriste a été incarcéré à Bordeaux entre décembre 2024 et avril 2025, avant de poursuivre une partie de son exécution en détention à domicile muni d’un bracelet électronique.
Dans le quartier où il s’est installé depuis sa mise sous surveillance électronique, plusieurs riverains dressent des portraits contrastés de l’artiste. Certains le décrivent comme réservé et sur ses gardes, d’autres comme accessible selon des rencontres brèves chez des commerçants. Ces témoignages ont été recueillis par Le Parisien et compilés par le parquet dans ses communiqués.
Portrais de voisins et éléments de procédure
Plusieurs voisins ont décrit des apparitions rapides et ponctuelles. Une habitante raconte l’avoir croisé au magasin de poissons, « il venait chercher une commande, il m’a laissé passer devant ». Une autre indique qu’il « ne vient jamais se balader dans le parc ». Jean-Marie, 70 ans, évoque un regard « dans le vide » : « Des yeux dans le vide, comme s’il ne voyait personne… On dirait un zombie », confie-t-il.
Une résidente octogénaire qualifie l’humoriste de « bouffi » et avance qu’il « doit être shooté aux médocs », estimant qu’il lutte encore contre des « vieux démons ». À l’inverse, Michel, 79 ans, loue une impression de mieux‑être : « relativement souriant », avec une perte de poids après en avoir « beaucoup pris ». Les témoignages mettent également en avant des signes d’absences et des pertes de mémoire, une commerçante rapportant un épisode où il croyait avoir égaré son portefeuille alors qu’il était dans sa poche.
Avant son procès, Pierre Palmade avait déclaré : « Je ne pourrai jamais payer ma dette », phrase reprise par plusieurs sources proches du dossier. Le suivi judiciaire comportera désormais le contrôle électronique mentionné par le parquet et les mesures du sursis probatoire, sous la responsabilité du juge d’application des peines.
Le dossier judiciaire conserve ces éléments factuels : accident en février 2023, condamnation en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux fermes pour blessures involontaires aggravées, période d’incarcération à Bordeaux de décembre 2024 à avril 2025, puis détention à domicile avec bracelet électronique, et mise en place d’un sursis probatoire de trois ans incluant obligations de travail, de soins et d’indemnisation des victimes.
