Duchess, le label devenu incontournable de la scène musicale française, fait l’objet d’une enquête de StreetPress reposant sur des témoignages d’anciens collaborateurs qui décrivent des dysfonctionnements internes et un climat de travail tendu ; son fondateur, Léo Chatelier, a répondu par écrit en reconnaissant certaines erreurs passées et en présentant les mesures mises en place pour professionnaliser la structure.
L’enquête de StreetPress, citée par nos confrères, compile des récits d’anciens apprentis et alternants présents lors de la création du label. Ces témoins évoquent des exigences élevées, des relations professionnelles parfois confondues avec des liens amicaux et des pratiques managériales contestées au sein d’équipes réduites et très engagées dans le projet artistique.
Interrogé, Léo Chatelier revient sur les origines de Duchess et sur ses choix de gestion : il affirme avoir lancé le label seul, puis avec une petite équipe dédiée aux artistes et disposant de moyens limités. Il reconnaît avoir été autodidacte sur des questions administratives et RH et déclare qu’avec la pression de développement il n’a pas « toujours su gérer la pression », ajoutant qu’il regrette que certains comportements aient pu blesser des membres des premières équipes. Il dit par ailleurs avoir « fait de son mieux avec passion ».
Une évolution mise en avant par la direction
La direction du label met en avant une évolution progressive de l’organisation à mesure que Duchess a obtenu davantage de ressources. Selon la réponse écrite fournie par M. Chatelier, le label a investi dans des bureaux et recruté des profils plus expérimentés : une administratrice, des chefs de projets, un directeur marketing et un associé chargé de la direction, afin de professionnaliser les fonctions supports et artistiques.
Sur les accusations de violences et de harcèlement sexistes et sexuels figurant dans l’enquête, le fondateur affirme que des dispositifs ont été instaurés. Il mentionne l’adoption d’une charte interne, la mise en place de mécanismes de signalement et l’organisation de formations spécifiques, ainsi que la tenue d’entretiens réguliers entre équipes et management pour traiter des relations de travail.
Les témoignages publiés par StreetPress concernent majoritairement des personnes parties il y a plusieurs années, précise la direction citée par Public. Léo Chatelier souligne que « les moments évoqués dans cet article ont plusieurs années » et affirme que « Duchess aujourd’hui ne ressemble plus à cela ».





