Les Pays-Bas ont acté une interdiction formelle et totale portant sur l’importation, l’achat ainsi que la vente de l’ensemble des marchandises en provenance des colonies israéliennes situées dans les territoires occupés. Cette mesure d’interdiction commerciale entrera officiellement en application à compter du mardi 22 septembre 2026 sur tout le territoire national.
La mise en place de cet embargo a été annoncée et directement portée par le gouvernement néerlandais au plus haut niveau. Le dispositif a été défendu conjointement par le ministre du Commerce extérieur, Sjoerd Sjoerdsma, et par le ministre des Affaires étrangères, Tom Berendsen, afin de fixer une ligne juridique claire.
Le décret officiel proscrit expressément toute forme d’intermédiation commerciale, de courtage ou de facilitation financière autour de ces marchandises. Cette législation s’impose également aux entreprises néerlandaises opérant à l’étranger, les autorités ayant précisé que toute manœuvre ou tentative de contournement exposera les contrevenants à de strictes sanctions judiciaires.
Le périmètre de cette mesure punitive s’étend aux colonies établies en Cisjordanie ainsi qu’aux marchandises originaires du plateau du Golan. Ce blocus vise au premier chef les exportations agricoles phares issues de ces zones contestées, notamment les cargaisons de dattes, d’avocats, d’agrumes ainsi que la production de vin.
Vives tensions avec Israël
Cette décision nationale intervient en réponse directe à l’absence de consensus au sein de l’Union européenne pour adopter un embargo communautaire coordonné. Face à l’impossibilité d’obtenir un accord unanime à Bruxelles, la démarche solitaire de La Haye a immédiatement déclenché de très vives tensions diplomatiques avec le gouvernement israélien.





