Mohamed Sanhadji, responsable logistique et sécurité de l’équipe de France de football et ancien policier, a été mis en examen le 16 septembre 2026 par des magistrats instructeurs parisiens. Cette décision a été confirmée le 18 septembre par le parquet de Paris, marquant l’ouverture formelle d’une procédure judiciaire d’envergure visant un cadre historique de l’encadrement des Bleus.
Les chefs de poursuite retenus contre lui sont particulièrement lourds. Les magistrats visent notamment la corruption active et passive de personne dépositaire de l’autorité publique, le recel de détournement de fonds publics, ainsi que le trafic d’influence. L’ancien fonctionnaire est également poursuivi pour escroquerie et blanchiment de fraude fiscale dans le cadre de cette affaire financière.
L’origine du dossier remonte à une alerte transmise à Tracfin, la cellule de renseignement financier, en juillet 2024. Le signalement portait sur un chèque d’un montant de 60 300 euros remis en juin 2023 par l’attaquant Kylian Mbappé, une somme correspondant au versement de ses primes obtenues lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar.
Dans l’attente de la suite de la procédure, la justice a assorti la mise en examen d’un contrôle judiciaire strict. Mohamed Sanhadji a l’interdiction formelle d’entrer en contact avec les joueurs actuels et passés des sélections nationales, les membres du staff des Bleus, les sélectionneurs, ainsi que l’ensemble des personnels et dirigeants de la FFF et de la DCCRS.
De lourdes restrictions professionnelles et une caution imposée
Le dispositif ordonné par les juges d’instruction lui interdit par ailleurs d’exercer dans la police nationale ou dans le secteur du sport professionnel. Mohamed Sanhadji a également l’interdiction de paraître à Clairefontaine, au siège de la FFF, au Stade de France et au Parc des Princes, assortie d’une obligation de verser une caution fixée à 80 000 euros.
