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dimanche 25 octobre 2026
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Economie · France

Les inégalités de niveau de vie progressent encore en France

L’Insee mesure en 2024 un nouvel écart entre les ménages les plus modestes et les plus aisés. La pauvreté monétaire touche 15,4 % de la population métropolitaine.

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Façade du siège de l’Insee à Montrouge
Boubloub / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source
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Les écarts de niveau de vie ont continué de se creuser en France métropolitaine en 2024. L’indice de Gini, qui augmente lorsque la distribution des revenus devient plus inégale, atteint 0,302 selon les données actualisées de l’Insee, contre 0,297 en 2023.

La progression apparaît aussi dans la répartition de l’ensemble des niveaux de vie. Les 20 % de personnes les plus modestes disposent de 8,4 % de la masse totale, tandis que les 20 % les plus aisées en perçoivent 38,8 %. Le rapport entre ces deux parts atteint 4,62, après 4,53 un an plus tôt.

Dans le même temps, le taux de pauvreté monétaire s’établit à 15,4 % de la population en 2024. Le seuil retenu correspond à 60 % du niveau de vie médian, soit 1 337 euros par mois pour une personne seule. Cet indicateur mesure des revenus après impôts directs et prestations sociales, pas l’ensemble des privations matérielles.

La redistribution réduit les écarts sans les effacer

Le système fiscal et social français joue un rôle important dans la limitation des inégalités. Les prestations, les retraites et l’impôt sur le revenu modifient la distribution issue du marché du travail. Les données finales montrent néanmoins que l’écart continue de s’élargir après redistribution.

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Les situations sont très différentes selon les ménages. L’Insee mesure un taux de pauvreté supérieur à la moyenne chez les familles monoparentales, les personnes seules de moins de 65 ans et plusieurs catégories de travailleurs indépendants. À l’inverse, une moyenne nationale ne décrit pas le coût du logement ou des transports dans chaque territoire.

Le débat diffusé par France Inter le 23 octobre a interrogé la capacité des politiques publiques à réduire ces écarts dans un contexte de pouvoir d’achat sous tension. Les réponses relèvent de choix budgétaires et politiques, mais le diagnostic statistique distingue trois phénomènes souvent confondus que sont le niveau de vie médian, la pauvreté et l’inégalité de distribution.

En euros constants de 2024, le niveau de vie médian annuel atteint 26 740 euros. Le premier décile se situe à 13 970 euros et le neuvième à 48 580 euros. Ces seuils permettent de mesurer la distance entre les groupes, tandis que l’indice de Gini résume l’ensemble de la distribution dans un seul indicateur.