La préfecture de police fait état de 142 interpellations et de 126 gardes à vue après la manifestation du samedi 24 octobre à Paris. Ce bilan a été annoncé dimanche matin sur France Inter par sa porte-parole, Hélène Denéchère. Il concerne la capitale, et non l’ensemble du pays.
Ces chiffres actualisent le premier décompte communiqué dans la soirée de samedi. Le bilan alors rapporté par Le Parisien mentionnait 65 interpellations et plus de 3 000 contrôles. L’annonce du dimanche permet ainsi de préciser l’ampleur des suites policières de cette journée, sans préjuger des décisions qui seront prises par la justice.
Une garde à vue est une mesure d’enquête. Elle ne constitue ni une condamnation ni la preuve qu’une infraction a été commise par la personne retenue. Les informations rendues publiques ce matin ne permettent pas de détailler, pour les 126 personnes concernées, les infractions éventuellement retenues ni les suites judiciaires individuelles.
Deux commerces touchés selon la préfecture
Hélène Denéchère a également indiqué qu’un commerce avait subi une effraction et des vols. Une concession automobile a été endommagée, mais l’intervention des forces de l’ordre a empêché des personnes d’y pénétrer, selon son récit. Il s’agit du bilan présenté par la préfecture, distinct d’un inventaire établi par les commerçants.
La porte-parole situe les tensions à la fin du cortège, porte de Vincennes. Elle évoque environ 500 personnes cherchant à s’en prendre aux forces de l’ordre ou aux biens. Cette estimation doit être distinguée de la participation à la manifestation, évaluée à 110 000 personnes par les autorités et à 250 000 par la CGT.
Le rassemblement portait notamment sur le pouvoir d’achat et la défense des services publics. Après un parcours tenu à l’écart du centre de Paris, la dispersion avait été annoncée peu avant 20 heures samedi par la préfecture de police.






