Les collisions entre les trains et les animaux ont représenté plus de 5 000 heures de retard cumulées sur le réseau ferroviaire français en 2025. Près de 2 900 heurts ont été recensés, soit environ huit par jour, contre 2 095 trois ans plus tôt.
Les sangliers concentrent une grande partie du problème. SNCF Réseau indique avoir comptabilisé environ 1 400 collisions avec ces animaux en 2025, en hausse de 27 pour cent sur un an et de 60 pour cent sur trois ans.
Au-delà des retards, les dégâts immobilisent parfois une rame pendant plus de deux semaines. Une collision peut endommager le carénage, les conduites de frein et plusieurs pièces placées sous le train, avec une facture pouvant atteindre 100 000 euros selon les cas rapportés par la SNCF.
Sur l’axe Angers-Nantes, des balises installées le long des voies diffusent des sons quelques dizaines de secondes avant le passage d’un train. Le dispositif a ramené les collisions d’environ sept ou huit à une par an sur le tronçon équipé, soit une baisse proche de 90 pour cent selon les responsables du projet.
Plusieurs réponses selon les territoires
Une autre expérimentation associe des balises espacées d’environ 50 mètres sur l’axe Rouen-Caen. Dans le Doubs, la SNCF teste des effaroucheurs sonores, tandis que des drones munis de caméras thermiques sont utilisés dans l’Eure pour repérer la présence d’animaux près des voies.
Les clôtures restent la solution la plus physique. En Pays de la Loire, 150 kilomètres de voies doivent être sécurisés sur l’axe Nantes-Le Mans avec des dispositifs anti-fouissement, pour un investissement annoncé de 34 millions d’euros.
Ces équipements ne répondent pas tous aux mêmes situations. Les balises visent à éloigner ponctuellement la faune avant le passage des trains, alors que les clôtures cherchent à empêcher durablement l’accès aux emprises ferroviaires dans les secteurs les plus exposés.





