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jeudi 15 octobre 2026
Economie

Les 7 millions d’euros confiés à la Scop Duralex ne seront pas remboursés

La plateforme Lita annonce que plus de 10 000 particuliers perdront leur investissement. Le repreneur de la verrerie explique que ces titres relèvent de l’ancienne coopérative en liquidation.

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Un verre Picardie transparent de la marque Duralex
Denkhenk, modification Spurzem, Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source

Les 7 millions d’euros investis fin 2025 par 10 523 particuliers dans la Scop Duralex ne seront pas remboursés. La plateforme de financement participatif Lita l’a annoncé jeudi 15 octobre, au lendemain de la reprise de la verrerie par le consortium conduit par Cédric Meston.

Ces épargnants avaient souscrit à des titres participatifs pour soutenir la coopérative qui exploitait le site de La Chapelle-Saint-Mesmin, près d’Orléans. L’investissement moyen s’élevait à 372 euros, avec un plafond fixé à 1 000 euros.

Le placement prévoyait un rendement annuel brut de 8 % sur sept ans, mais ni le capital ni les intérêts n’étaient garantis. Lita avait averti au lancement de la collecte que les sommes pourraient être perdues si la société ne parvenait pas à atteindre ses objectifs.

La reprise de l’usine ne reprend pas la dette de la Scop

Cédric Meston a expliqué dans une lettre adressée aux investisseurs que les titres avaient été émis par la coopérative, juridiquement distincte de la nouvelle société. Leur sort dépend donc de la liquidation de la Scop sous le contrôle du mandataire judiciaire.

Le repreneur dit ne pas pouvoir promettre de remboursement. Il propose en revanche aux personnes concernées de visiter l’usine historique et de recevoir des produits Duralex et Tupperware pour un montant lié à leur investissement initial.

La reprise validée mercredi par le tribunal de commerce d’Orléans préserve 155 des 219 emplois ainsi que l’outil industriel, la marque et les stocks. Le plan de financement atteint 16 millions d’euros, dont 10 millions de fonds privés et 6 millions de prêts publics.

Une enquête pénale est parallèlement conduite sous l’autorité du parquet d’Orléans, sans qualification rendue publique à ce stade. Des opérations judiciaires ont été menées sur le site en septembre. L’ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine, ex-directeur financier, contestent toute implication dans d’éventuelles malversations par l’intermédiaire de leur avocat.