La présidence brésilienne de la COP30 a présenté, le 3 novembre à Brasília, une feuille de route internationale pour accompagner la sortie du charbon, du pétrole et du gaz. Porté par André Corrêa do Lago et Ana Toni, ce document propose aux pays une méthode pour organiser leur transition énergétique selon leur situation.
Sa portée doit être distinguée de celle d’un accord international négocié. La présidence de la COP30 précise que cette contribution est volontaire et ne sera pas soumise à négociation. Elle invite les gouvernements à mettre en œuvre des engagements climatiques déjà adoptés, sans leur imposer un parcours identique.
La méthode examine trois dimensions, la consommation d’énergie, sa production et l’économie dans son ensemble. Elle vise à repérer les vulnérabilités et les moyens disponibles pour agir. Un pays dont les finances dépendent des recettes pétrolières doit ainsi évaluer cette dépendance, tandis que la demande dans les transports, l’industrie et les bâtiments fait l’objet d’un autre volet du diagnostic.
Coordonner la baisse de la production et celle de la consommation
Le document insiste sur leur coordination. Selon la présidence brésilienne, réduire l’offre plus vite que la demande peut provoquer des pénuries et une instabilité des prix. À l’inverse, maintenir trop longtemps la production risque de laisser des investissements sous-utilisés. Le développement des énergies à faibles émissions doit accompagner cette transformation.
La feuille de route et ses outils de diagnostic proposent aussi une démarche collective allant jusqu’en 2033. Elle invite les pays à préparer leurs décisions nationales sans fixer une date mondiale unique de sortie des combustibles fossiles.
Cette publication précède la COP31, qui doit débuter le 9 novembre à Antalya, en Turquie. Selon Euronews, la feuille de route sera discutée le 10 novembre, tout en conservant son statut d’initiative volontaire.
