La judokate française Léa Fontaine est la cible d’un déferlement d’attaques grossophobes et d’insultes sur les réseaux sociaux. Cette vague de haine numérique a éclaté dans la foulée de sa victoire sportive au Grand Slam de Lausanne contre sa compatriote Romane Dicko, un sacre majeur qui lui a permis de s’emparer de la place de numéro un mondiale dans la catégorie des plus de 78 kilogrammes.
Face à ces agissements, l’athlète a annoncé le dépôt d’une plainte officielle afin de dénoncer ce harcèlement en ligne et poursuivre ses auteurs. Léa Fontaine a souligné avec fermeté qu’une sportive ne devrait en aucun cas accepter d’être humiliée publiquement ou réduite à son apparence physique, réclamant que l’attention reste focalisée sur ses performances sportives.
La championne a pris la parole dans le cadre d’un reportage diffusé par France Télévisions pour répondre directement à ses détracteurs. Au cours de son intervention, la judokate a réaffirmé publiquement que le corps de la femme ne devait constituer en aucun cas un objet de débat, appelant à un arrêt immédiat de ces jugements déplacés.
La sportive réunionnaise a rapidement reçu de nombreux soutiens officiels face à cette épreuve. La Fédération Française de Judo s’est mobilisée à ses côtés, appuyée par des déclarations de la ministre des Sports Marina Ferrari ainsi que par les messages d’encouragement de plusieurs athlètes de haut niveau issus de différentes disciplines.
Un phénomène récurrent dans le sport féminin
Cette prise de parole publique met en lumière une série d’attaques sexistes et physiques subies récemment par d’autres représentantes du sport français. La cycliste Pauline Ferrand-Prévôt tout comme la joueuse de tennis Loïs Boisson avaient également été confrontées à des vagues de dénigrement similaires visant leur anatomie sur les plateformes numériques.
