Rome planifie la création d’un livret d’épargne-retraite ouvert dès la naissance de chaque enfant. L’exécutif italien étudie cette proposition avec l’objectif de l’intégrer au projet de budget pour 2027, marquant une évolution notable dans la gestion de la prévoyance individuelle face aux défis financiers nationaux.
Pour amorcer ce mécanisme, deux scénarios de financement public sont formellement examinés par les autorités. Le premier prévoit l’attribution d’un versement forfaitaire unique de 1 000 euros dès la naissance. Le second schéma privilégie un accompagnement progressif, matérialisé par des versements mensuels de 50 euros pendant les trois premières années de l’enfant, garantissant ainsi un capital public initial de 1 800 euros.
Sur le plan opérationnel, le dispositif s’appuie sur le principe de la capitalisation. Les fonds débloqués par l’État seront directement investis sur les marchés financiers afin de générer des rendements sur plusieurs décennies. Cet apport initial pourra ensuite être alimenté par des contributions régulières des familles, avant que les futurs travailleurs ne poursuivent eux-mêmes les versements tout au long de leur vie active.
La formalisation de ce projet répond aux déséquilibres provoqués par le déclin démographique et le vieillissement accéléré de la population italienne. Cette trajectoire démographique fragilise l’équilibre du modèle historique de retraite par répartition, qui peine à pérenniser son financement en dépit d’un âge légal de départ déjà fixé à 67 ans.
Une tendance européenne vers la capitalisation précoce
L’orientation choisie par l’Italie rejoint les démarches d’autres nations européennes tournées vers des mécanismes similaires pour sécuriser l’avenir des jeunes générations. En Allemagne, les autorités s’appuient sur un soutien financier étatique strictement bloqué jusqu’à l’âge de la retraite, consolidant le recours aux marchés pour absorber le choc du vieillissement continental.



