Le maire de Châteauroux et président de Châteauroux Métropole, Gil Avérous, a engagé une vaste tournée d’explication auprès des habitants et des conseils municipaux des 13 communes de son agglomération. L’élu entend répondre directement aux interrogations entourant le projet d’implantation d’un imposant campus de centres de données sur la zone d’activités d’Ozans, un programme technologique attribué au géant américain Google à travers sa filiale Tricolore Computing.
Ce projet industriel d’envergure prévoit la création échelonnée de dix data centers sur le site. Les promoteurs mettent en avant une promesse de 1 500 emplois directs et pérennes, à raison d’environ 150 salariés rattachés à chaque unité opérationnelle. Par ailleurs, la phase de gros œuvre devrait mobiliser entre 600 et 1 200 ouvriers du bâtiment, les premiers travaux d’aménagement étant planifiés d’ici deux ans.
Afin de neutraliser les vives inquiétudes formulées sur le plan environnemental, Gil Avérous affirme que le dispositif de refroidissement des serveurs s’effectuera intégralement en circuit fermé. Cette technologie garantit l’absence d’évaporation et de consommation continue d’eau douce après le remplissage initial des cuves. De plus, les calories et la chaleur fatale émises par les équipements informatiques doivent être collectées puis injectées dans un réseau de chauffage urbain.
Pour assurer la transparence des démarches réglementaires, l’intégralité du dossier sera soumise à une concertation publique placée sous l’autorité de la Commission nationale du débat public (CNDP) à partir de début novembre. Ce cadre institutionnel formel donnera aux citoyens, aux associations environnementales et aux acteurs locaux un libre accès aux expertises préalables, aux dossiers d’impact et à toutes les pièces techniques de l’opération.
Une fronde politique locale
Les tensions ont d’ores et déjà provoqué une crise politique à Étrechet, commune directement concernée par l’assiette foncière du futur campus. Quatre élus de la municipalité ont formellement présenté leur démission de l’assemblée communale. Il s’agit des adjoints au maire Bruno Deterne, Marie-Pierre Chabenat-Canals et Christian Jubard, accompagnés de la conseillère municipale Sylvie Gessier, qui ont choisi de quitter leurs postes pour dénoncer l’ampleur jugée excessive et l’impact écologique du chantier.





