Gabriel Attal veut une primaire pour départager les candidats qu’il souhaite rassembler avant la présidentielle de 2027. Invité du 20 Heures de TF1 mercredi 28 octobre, le candidat de Renaissance a défendu ce vote commun pour éviter un second tour entre La France insoumise et le Rassemblement national. Son appel se heurte déjà à des réserves sur le périmètre du scrutin.
Le secrétaire général de Renaissance présente cette démarche comme un rassemblement autour de valeurs communes, parmi lesquelles la défense de la République, l’Europe et la compétitivité de l’économie. Il demande aussi aux candidats concernés de refuser toute alliance avec les formations qu’il classe à l’extrême gauche ou à l’extrême droite.
Interrogé sur Édouard Philippe, qui refuse jusqu’ici une primaire, l’ancien Premier ministre a fait peser sur ceux qui resteraient à l’écart la responsabilité d’une division. Il s’est dit convaincu que le vote aurait lieu, sans annoncer de calendrier arrêté ni de règles communes. L’intervention télévisée ne constitue donc pas l’annonce d’un accord entre les prétendants à l’Élysée.
Les premières réactions montrent les désaccords qui restent à résoudre. Selon l’AFP, Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l’Assemblée nationale, a critiqué la proposition. L’entourage de Bruno Retailleau, candidat des Républicains, la rejette également en invoquant un champ insuffisamment défini et la possibilité d’y inclure Raphaël Glucksmann.
David Lisnard, candidat de Nouvelle Énergie, a au contraire salué auprès de l’AFP la progression de l’idée d’une primaire ouverte. Gabriel Attal a cité plusieurs pistes déjà proposées dans le débat, dont une charte de valeurs défendue par Hervé Morin et un vote d’ici la fin janvier souhaité par François Bayrou. Aucun accord commun sur ces modalités n’a été annoncé mercredi soir.






