Arnaud Robinet, maire Horizons de Reims, a appelé mercredi 28 octobre sur franceinfo à retrouver une concorde nationale après l’attentat raciste commis dans les Yvelines. Il a également pris ses distances avec des propositions visant La France insoumise, au cours d’un échange consacré aux réactions de la classe politique.
L’élu rémois juge les responsables politiques incapables, à ce stade, de répondre à l’exigence de dignité suscitée par l’attaque. Il décrit une société fracturée et demande un apaisement du débat public. Ces appréciations sont les siennes et portent sur le climat politique qui a suivi les faits.
Interrogé sur l’idée d’interdire un parti, Arnaud Robinet a dit ne pas y adhérer et défendu le choix des électeurs. Il s’est aussi démarqué de la proposition de faire payer à LFI les dégradations commises lors de manifestations, une position attribuée dans l’entretien au président des députés Horizons, Laurent Marcangeli.
Face à lui, Mélanie Vogel a défendu une union contre le racisme tout en refusant de renvoyer les forces politiques dos à dos. La sénatrice représente les Français établis hors de France et préside le groupe Écologiste, Solidarité et Territoires au Sénat.
Ce débat intervient le jour où le gouvernement a confirmé qu’un hommage national serait rendu après l’attaque de Trappes. Dans son compte rendu du Conseil des ministres, la porte-parole Maud Bregeon a relayé l’appel d’Emmanuel Macron à la responsabilité, à l’unité et à la dignité auprès des victimes et de leurs familles.
Interrogée sur le calendrier et le lieu de la cérémonie, la porte-parole a renvoyé vers l’Élysée sans apporter de précision. Cette annonce ne fixait donc pas encore, dans ce compte rendu, les modalités de l’hommage.






