Les réseaux de bornes publiques de recharge pour véhicules électriques subissent une vague sans précédent de vols de câbles contenant du cuivre sur l’ensemble du territoire français. Plus de 750 faits ont été constatés en 2026, frappant particulièrement les infrastructures réparties dans le Nord, en Bourgogne ainsi qu’en Champagne.
Cette série de dégradations pèse lourdement sur l’équilibre économique des acteurs de la mobilité électrique. Le préjudice financier global est évalué à 15,5 millions d’euros pour les exploitants, le remplacement et la remise en état unitaire de chaque câble sectionné s’élevant à environ 1 500 euros.
Les auteurs de ces actes opèrent avec une extrême rapidité, exécutant des découpes qui ne prennent parfois que quelques secondes. Pour contrer ce vandalisme, les opérateurs déploient désormais des parades technologiques ciblées, notamment des gaines de protection renforcées au Kevlar, des capsules expulsant un colorant bleu indélébile et des traceurs GPS dissimulés.
Cette activité clandestine tire profit des cours élevés du métal, le cuivre dénudé pouvant rapporter jusqu’à plus de 10 euros par kilo sur le marché noir, soit près de 50 euros pour un seul câble. Bien que la législation impose la présentation d’une pièce d’identité et fixe un plafond de vente de cuivre à 3 000 euros par semestre, certains ferrailleurs acceptent la marchandise sans vérifier son origine.
Répression renforcée et peines de prison ferme
Face à l’ampleur du phénomène, les forces de l’ordre intensifient les perquisitions et les opérations de contrôle ciblant les professionnels du recyclage de métaux. L’intervention des services d’enquête a déjà abouti à des poursuites judiciaires directes, les premiers voleurs de câbles identifiés ayant écopé de condamnations pénales assorties de peines de prison ferme.
