Les gendarmes ont intercepté une cargaison de 935 kilos de cocaïne en provenance d’Espagne lors d’une opération ciblée au cours du week-end des 5 et 6 septembre 2026 dans les Pyrénées-Orientales. Le convoi clandestin a été repéré dès son franchissement de la frontière alors qu’il tentait de s’infiltrer sur le territoire national.
L’opération a rapidement basculé dans la violence lorsque les convoyeurs ont opposé un refus d’obtempérer aux sommations des militaires. Une course-poursuite s’est aussitôt engagée dans les rues étroites du bourg d’Arles-sur-Tech, au cours de laquelle une voiture des trafiquants a percuté de plein fouet un véhicule des forces de l’ordre, blessant légèrement deux gendarmes.
Les fuyards ont ensuite été localisés sur la commune d’Amélie-les-Bains alors qu’ils procédaient en urgence au transbordement des ballots de drogue entre trois véhicules distincts. Si plusieurs individus ont réussi à prendre la fuite à pied, les forces de l’ordre ont interpellé sur place un suspect de 20 ans originaire de la région parisienne.
Ce coup de filet d’envergure porte à 1 800 kilos le volume total de cocaïne intercepté dans ce seul département en l’espace d’une semaine. Cette flambée des saisies illustre le report tactique des trafiquants vers le réseau routier et les axes secondaires frontaliers, une manœuvre destinée à contourner le renforcement continu des contrôles dans les ports du nord de l’Europe.
La justice spécialisée mobilisée
L’affaire a pris une dimension judiciaire supérieure avec la saisine directe du Parquet national anti-criminalité organisée. Cette juridiction spécialisée dirige désormais les investigations techniques et le travail de renseignement afin d’identifier les commanditaires et de démanteler l’ensemble du réseau criminel international responsable de l’acheminement de ce convoi.
