Le procès de la figure complotiste d’extrême droite Rémy Daillet s’est ouvert le mardi 15 septembre 2026 devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cette audience très attendue, consacrée aux dérives d’une mouvance radicale séditieuse, doit se prolonger au sein du palais de justice jusqu’au 9 octobre 2026.
L’homme n’est pas seul sur le banc des accusés. Quatorze autres prévenus comparaissent simultanément à ses côtés pour répondre de leur implication présumée au sein de cette organisation clandestine d’ultradroite, soupçonnée d’avoir constitué un réseau structuré d’activistes prêts à déstabiliser l’ordre républicain.
Les mis en cause sont poursuivis principalement pour association de malfaiteurs terroriste. Le dossier judiciaire met en lumière des projets précis de coup d’État et d’actions violentes ciblées contre des institutions publiques, regroupés sous le nom de code de « Projet Azur », ainsi que des complicités dans plusieurs enlèvements d’enfants, dont le rapt très médiatisé de la fillette Mia en 2021.
Ancien cadre local du Mouvement démocrate (MoDem) en Haute-Garonne, Rémy Daillet avait débuté son activisme public en militant contre la vaccination obligatoire ainsi que pour le libre choix de l’instruction en famille. Il a ensuite opéré un basculement doctrinal profond, radicalisant un discours ouvertement complotiste et antisystème au plus fort de la pandémie de Covid-19.
Appels insurrectionnels et dérive séditieuse
Pour diffuser ses mots d’ordre et galvaniser ses troupes, le prévenu publiait régulièrement des vidéos cumulant plusieurs centaines de milliers de vues sur les plateformes numériques. À travers ces enregistrements, Rémy Daillet appelait frontalement à l’insurrection armée et à la prise du pouvoir par un coup de force étatique, tout en affirmant de façon mégalomane bénéficier du soutien direct de puissances étrangères et de dirigeants internationaux tels que Donald Trump ou Vladimir Poutine.
