La France a officiellement acté le déploiement de son nouveau « service national », un dispositif désormais exclusivement militaire et reposant sur le volontariat. Cette décision stratégique entérine l’abandon définitif du Service national universel (SNU), initiant une refonte complète de la politique d’engagement civique et de défense pour la jeunesse hexagonale.
Le programme s’adresse aux jeunes femmes et hommes âgés de 18 à 25 ans désireux de vivre une immersion sous les drapeaux. Ce parcours structuré s’étend sur une durée totale de dix mois, débutant par un mois intensif de formation militaire initiale avant neuf mois d’affectation opérationnelle au sein d’unités réparties sur l’ensemble du territoire français.
Les autorités ont fixé une montée en puissance progressive pour ces effectifs opérationnels. La première vague de conscrits vise à incorporer 3 000 volontaires d’ici novembre 2026. Selon les projections de programmation des armées, ce contingent devra atteindre le palier de 10 000 appelés en 2030, pour cibler à terme 50 000 recrues à l’horizon 2035.
Pour marquer le début opérationnel de ce dispositif, le président Emmanuel Macron s’est rendu le 15 septembre 2026 sur la base aérienne 115 d’Orange, dans le département de Vaucluse. Le chef de l’État a profité de cette visite pour échanger avec les premières recrues rassemblées et lever le voile sur le nom officiel attribué à cette promotion inaugurale.
Une solde mensuelle et des avantages logistiques pour les recrues
Sur le plan matériel, les volontaires engagés dans ce cursus bénéficient de conditions d’accueil destinées à garantir leur autonomie. Ils perçoivent ainsi une solde mensuelle nette d’au moins 800 euros, accompagnée d’une prise en charge intégrale de l’hébergement et des repas quotidiens. Les jeunes engagés profitent également d’une réduction de 75 % sur l’ensemble du réseau ferré national pour leurs déplacements.
