Plus de la moitié des usines françaises maintiennent le cap de la transition écologique. Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 54 % des établissements industriels de 20 salariés ou plus en France ont engagé des investissements ou réalisé des études pour atténuer leur impact environnemental en 2024. Cette proportion s’inscrit dans une stricte stabilité par rapport à l’année 2023.
Sur le plan financier, l’ensemble des dépenses antipollution engagées par les sites de production atteint environ 3,5 milliards d’euros sur l’année 2024. L’effort repose majoritairement sur des investissements directs dans des équipements et infrastructures durables, à hauteur de plus de 3 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 461 millions d’euros consacrés à des études préalables ou réglementaires.
Cette mobilisation traduit une dynamique d’intensification amorcée depuis plusieurs années. En valeur nominale, les investissements industriels voués à la protection de l’environnement ont augmenté d’environ 50 % (49 %) entre 2021 et 2024. Ce résultat couronne trois exercices consécutifs de hausse des montants alloués par le secteur industriel à la réduction de son empreinte écologique.
Dans le détail des opérations, les projets énergétiques mobilisent la majeure partie des capitaux. Les entreprises ont principalement ciblé le développement des énergies renouvelables, notamment la biomasse et l’énergie solaire, tout en accélérant l’optimisation de leur consommation énergétique. Le reste des financements se partage entre le recyclage, la gestion durable de l’eau et les procédés de dépollution chimique.
Un soutien ciblé des dispositifs publics
Pour soutenir ces chantiers de décarbonation, un établissement industriel sur cinq a obtenu un appui financier public. Ces subventions ont totalisé environ 260 millions d’euros, représentant près de 7 % de l’enveloppe globale mobilisée par les industriels, grâce aux financements portés par les Certificats d’économies d’énergie (CEE) et le Fonds Chaleur de l’Agence de la transition écologique (Ademe).





