Une enseignante du collège La Durantière, situé à Nantes, a été la cible d’une agression sexuelle et de violences physiques commises par un élève âgé de 12 ans le 22 juin 2026. L’agression a été perpétrée directement à l’intérieur d’une salle de classe de cette structure scolaire de Loire-Atlantique, alors que la victime dispensait son cours face aux élèves.
Prise en charge médicalement après cette agression d’une extrême gravité survenue dans l’exercice de son métier, l’enseignante s’est vu délivrer une incapacité totale de travail (ITT) d’une durée de 10 jours. Profondément affectée par ces violences, la professeure a formellement déposé plainte auprès des services compétents pour que les faits soient judiciairement poursuivis.
Le mis en cause, un collégien né en janvier 2014 et qui avait donc moins de 13 ans au moment des faits, a rapidement été appréhendé puis soumis à une audition officielle sous le régime légal de la retenue judiciaire. Au cours de cet interrogatoire encadré par les officiers de police, le jeune garçon a reconnu l’entière matérialité des actes commis dans l’enceinte de l’établissement.
Face à la gravité des faits et au jeune âge du suspect, le parquet de Nantes a ordonné la réalisation d’une expertise pédopsychiatrique approfondie. Cet examen médical a pour mission centrale d’évaluer le niveau de discernement du mineur et de déterminer son éventuelle responsabilité pénale, conformément aux dispositions prévues par le Code de la justice pénale des mineurs.
Mobilisation du corps enseignant et menace de grève
Les personnels du collège La Durantière ont choisi de rendre l’affaire publique au moment de la rentrée scolaire afin d’alerter l’administration et l’opinion sur leurs conditions d’exercice. L’ensemble de l’équipe pédagogique menace désormais d’entamer une grève à compter du 8 septembre 2026 pour exiger le classement de leur collège en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP+).
