Une semaine après le retour des élèves en classe pour l’année scolaire de septembre 2026, de multiples rectorats opèrent des ajustements inattendus de la carte scolaire. Ces arbitrages administratifs de dernière minute provoquent des ouvertures et des fermetures imprévues de classes dans plusieurs dizaines d’écoles à travers toute la France.
Cette situation suscite une vive opposition sur le terrain, notamment à Créteil, dans le département du Val-de-Marne. Les parents d’élèves de l’école maternelle des Buttes se sont ainsi mobilisés devant le rectorat afin de contester formellement la fermeture soudaine d’une classe de moyenne section, une mesure qui impose la redistribution de 25 jeunes enfants dans les autres classes de l’établissement.
Partout sur le territoire, les collectifs de parents montent au créneau contre la surcharge des salles de classe, où les effectifs s’envolent pour atteindre 28 à 30 élèves par section. Les représentants des familles dénoncent avec fermeté une gestion budgétaire et comptable de l’institution scolaire, reprochant à l’administration de refuser de tirer profit de la baisse démographique pour alléger les effectifs et améliorer l’apprentissage.
Le mécontentement gagne également le sud de l’Hexagone, notamment à Nîmes, dans le Gard, où des fermetures similaires frappent les écoles maternelles. Ces arbitrages ont contraint de jeunes écoliers à changer brutalement d’enseignant dès les premiers jours de classe, déclenchant la réprobation unanime des familles face à cette désorganisation pédagogique.
Pénurie d’enseignants au cœur des tensions
Du côté des organisations syndicales, ces tensions révèlent les difficultés structurelles d’affectation. D’après la section FSU du Gard, ces ajustements de rentrée sont directement liés au manque de professeurs à l’échelle nationale, le département enregistrant pour sa part six ouvertures pour cinq fermetures de classes dès ce début d’année scolaire.
