Une attaque de grands canidés a frappé de plein fouet l’élevage pastoral dans le département de la Drôme. Dans la nuit du 30 au 31 août 2026, au moins 64 brebis ont été tuées lors d’un assaut attribué à des loups sur les alpages de Bouvante, situés dans le massif du Vercors.
L’exploitation touchée comptait entre 570 et 580 bêtes rassemblées pour la saison d’estive. Face au risque permanent de prédation dans ce secteur de moyenne montagne, l’éleveur avait pourtant déployé des dispositifs de défense reconnus, associant un parcage sous filets électriques et la surveillance continue de deux chiens de protection de type patou.
L’incursion a provoqué un mouvement de panique destructeur au sein de la harde. Les carcasses des ovins ont été retrouvées dispersées sur un parcours escarpé d’environ huit kilomètres, témoignant de la poursuite des bêtes par les assaillants. Lors des premiers comptages d’urgence effectués sur le site, une vingtaine de brebis manquaient toujours à l’appel.
La violence de cet épisode a provoqué une onde de choc immédiate dans la région. Les élus locaux, notamment le maire de Bouvante, ainsi que les responsables des syndicats agricoles ont fait part de leur vive exaspération face à ce qu’ils qualifient de carnage historique en plein air, insistant sur la vulnérabilité des exploitations de montagne.
Le cadre réglementaire des tirs de défense remis en question
Au-delà de la perte matérielle directe pour la filière ovine, cet événement ravive les tensions autour de la régulation des meutes de loups sur le territoire. Il relance avec force le débat sur la révision des règles régissant les tirs de défense octroyés aux éleveurs, une compétence qui mobilise à la fois l’administration française et les instances de l’Union européenne.
