Le président israélien Isaac Herzog a choisi Gadi Eisenkot pour tenter de former le prochain gouvernement. Son bureau a annoncé cette décision samedi 7 novembre au soir. La remise officielle du mandat est prévue dimanche 8 novembre, selon CNN et Sky News.
Le dirigeant du parti centriste Yashar aura alors 28 jours pour négocier, avec une prolongation possible de 14 jours. L’annonce ouvre une phase de discussions entre partis. Elle ne signifie ni qu’un gouvernement est constitué, ni que Benyamin Netanyahou a déjà quitté ses fonctions.
Eisenkot a reçu les recommandations de formations représentant 67 députés, contre 46 pour Netanyahou. Le décompte figure dans le bilan des consultations publié par la présidence le 5 novembre. Ces soutiens portent sur le choix du négociateur et ne valent pas un accord pour gouverner ensemble.
Cette distinction explique l’incertitude qui demeure après le scrutin du 27 octobre, dont les premières projections ne dégageaient pas de majorité. Selon l’analyse de CNN, les quatre formations juives d’opposition réunissent 48 sièges. Les recommandations reçues par Eisenkot comprennent aussi celles des partis arabes.
Le principal obstacle se situe désormais entre ces partenaires potentiels. Avigdor Liberman, chef de Yisrael Beiteinu, refuse un gouvernement dépendant du soutien des partis arabes, rapporte CNN. Une entente avec les formations ultraorthodoxes se heurte, elle, au désaccord sur l’exemption de service militaire des hommes ultraorthodoxes.
