La Nouvelle-Zélande ne connaît pas encore la composition de son prochain gouvernement après les élections législatives du samedi 7 novembre. Les résultats provisoires placent le Parti national du Premier ministre Christopher Luxon et ses partenaires ACT et New Zealand First en position de conserver une courte majorité. Mais les bulletins restant à compter peuvent encore modifier cet équilibre.
Luxon n’a pas revendiqué la victoire. Le chef travailliste Chris Hipkins n’a pas non plus concédé la défaite. La publication des résultats officiels est prévue le 27 novembre, selon le calendrier de la Commission électorale.
Ce délai correspond à des opérations précises. Le décompte de la soirée électorale porte sur les votes ordinaires. Ceux-ci seront recomptés pendant le dépouillement officiel, auquel s’ajouteront les votes spéciaux après vérification. Ces derniers comprennent notamment les bulletins des électeurs ayant voté à l’étranger ou hors de leur circonscription.
La Commission précise que les deux types de bulletins ont la même valeur. Les votes spéciaux ne sont donc pas de simples ajustements techniques. Leur intégration peut changer la répartition finale des sièges, ce qui rend fragile toute annonce de majorité fondée uniquement sur la soirée du scrutin.
La formation d’un gouvernement dépend ensuite d’un accord disposant d’une majorité au Parlement. Le système électoral donne à chaque votant un choix pour un parti et un autre pour son représentant local. Selon la BBC, Luxon a indiqué que son gouvernement assurerait l’intérim jusqu’à la confirmation des résultats, avant des négociations substantielles.
