L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié le mardi 8 septembre 2026 les résultats de son enquête internationale PISA 2025. Cette vaste étude mesure les compétences de plus de 760 000 élèves âgés de 15 ans, répartis dans 91 pays et économies à travers le monde.
Pour la France, le bilan chiffré révèle une chute sans précédent : les performances des élèves atteignent leurs plus bas niveaux historiques. Le pays enregistre 458 points en mathématiques, 456 points en compréhension de l’écrit et 483 points en sciences, tout en parvenant à se maintenir dans la moyenne des pays membres de l’OCDE.
La comparaison avec la précédente édition menée en 2022 met en évidence une dégradation marquée des acquis fondamentaux. Les collégiens et lycéens français subissent une baisse de 18 points en compréhension de l’écrit et cèdent 16 points en mathématiques. Seul le domaine des sciences affiche une relative stabilité, avec un recul limité à 4 points.
Face à ces résultats, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a qualifié la situation de « préoccupante », tout en affirmant que ce constat ne constituait « pas une surprise ». Le ministre a notamment mis en cause l’impact des réseaux sociaux sur les apprentissages et a fait de la refonte du collège le grand chantier prioritaire à venir.
Une onde de choc politique avant l’élection présidentielle
Cette dégradation historique des performances scolaires ravive immédiatement la contestation politique au sein de l’Hexagone. Les forces d’opposition s’emparent de ce revers pour critiquer sévèrement le bilan de l’exécutif en matière éducative, plaçant directement l’avenir de l’école au centre des affrontements partisans à l’approche de l’élection présidentielle française de 2027.





