Le vendredi 11 septembre 2026, un train express régional (TER) effectuant la liaison ferroviaire entre Rouen et Caen a déraillé à hauteur de la commune de Cléon, à proximité immédiate d’Elbeuf en Seine-Maritime. L’accident s’est produit alors que le convoi circulait sur cet axe structurant de la région normande avec quelque 180 passagers à son bord.
La cause directe du déraillement réside dans une violente collision frontale : la motrice de tête est venue percuter un imposant morceau de rail métallique qui se trouvait positionné directement en travers des voies. Cette pièce d’acier particulièrement massive, mesurant plusieurs mètres de long et pesant plusieurs centaines de kilos, a provoqué l’embardée brutale du convoi ferroviaire lors de l’impact.
Le choc a fait 44 blessés parmi les voyageurs qui se trouvaient à l’intérieur des différentes voitures du convoi. Les équipes de secours déployées sur place ont notamment pris en charge une femme grièvement atteinte, évacuée en urgence absolue vers le centre hospitalier universitaire (CHU) de Rouen pour faire face à la sévérité de ses blessures.
Face à ces éléments, la justice privilégie l’hypothèse d’un acte de malveillance caractérisé. Cet axe d’investigation est corroboré par les relevés de trafic ferroviaire, qui attestent qu’un autre train avait circulé sans encombre et de manière totalement normale sur cette même portion de voie environ une heure avant la survenue de l’accident.
Une double enquête technique et judiciaire
Parallèlement aux investigations judiciaires et aux multiples auditions de témoins menées par les enquêteurs, le ministère des Transports a ordonné l’ouverture d’une enquête technique indépendante. Cette procédure a pour objectif de faire toute la lumière sur les circonstances matérielles du drame et les conditions de sûreté de la zone ferroviaire.
