Emmanuel Macron a reconnu lundi 26 octobre, lors de son déplacement à Marseille, que les violences du 17 octobre avaient été insuffisamment anticipées et que les effectifs policiers n’étaient pas adaptés. Aux côtés du maire Benoît Payan, puis devant les forces de l’ordre, le président a opposé ces défaillances au dispositif renforcé déployé le samedi suivant.
Le chef de l’État a salué l’organisation du 24 octobre, estimant qu’elle avait permis de protéger les commerces et les bâtiments publics tout en préservant le droit de manifester. Cette appréciation reste celle de l’exécutif. Elle ne constitue pas le résultat d’une enquête indépendante sur la préparation ou la conduite des opérations.
À Marseille, la visite s’est déroulée dans une ville où les traces des pillages restent visibles. Emmanuel Macron a été accueilli à l’hôtel de ville avant de rencontrer des policiers et des commerçants à la préfecture. La question de la protection des établissements demeure liée à celle de leur activité, perturbée par la succession des mobilisations.
Dans un reportage de France 2, un gérant de cafétéria de la rue Saint-Ferréol estime sa perte de chiffre d’affaires à environ 30 %. Il souligne le poids des samedis dans ses recettes. Ce témoignage décrit la situation de son établissement et ne permet pas de mesurer les pertes de l’ensemble des commerces marseillais.
Le président a confirmé que les forces de sécurité resteraient mobilisées pour les prochains rassemblements. Il a notamment évoqué des parcours alternatifs pour les manifestations déclarées afin de protéger les centres-villes, dans la continuité des restrictions annoncées la semaine dernière.
Sur le volet social, Emmanuel Macron a annoncé des réponses gouvernementales aux revendications des lycéens. Sébastien Lecornu devait recevoir leurs représentants lundi après-midi. Au moment de la visite présidentielle, les mesures promises n’étaient pas encore détaillées.





