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lundi 26 octobre 2026
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Société · France

À Eymoutiers, la vente envisagée du château de Toulondit fragilise le projet associatif

Le collectif locataire souhaite disposer d’un bail durable. La municipalité met en avant le coût du bâtiment et se dit prête à accompagner une éventuelle acquisition par l’association.

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La mairie d’Eymoutiers au bord de la Vienne, photographie d’archive de 2008.
Babsy / Wikimedia Commons — CC BY 3.0 — Source
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La municipalité d’Eymoutiers, en Haute-Vienne, souhaite vendre le château de Toulondit, où un collectif développe des activités de restauration, de travail partagé et de culture. Dans un reportage diffusé lundi 26 octobre par ICI Limousin, les occupants expliquent que cette perspective remet en question la stabilité de leur projet.

Le calendrier du bail concentre leurs inquiétudes. L’association espérait un engagement commercial de neuf ans après une première année d’occupation. La commune lui a proposé une prolongation de six mois, jusqu’au 31 décembre, dans l’attente d’une décision sur l’avenir du site.

Pour le collectif, cette durée limitée complique le passage à des financements de long terme. Sa coordinatrice Doriane Albert explique que le montage économique avait été construit autour d’une occupation durable. L’enjeu dépasse donc la poursuite des activités dans les prochains mois.

La maire Mélanie Plazanet invoque, de son côté, les investissements et les charges supportés par la collectivité propriétaire. Elle fait aussi état d’un désaccord sur la place de l’hébergement dans le projet. Ces positions ont été exprimées séparément à ICI Limousin et ne constituent pas un accord sur les conditions d’une vente.

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Le château accueille un projet associatif récent, documenté dès décembre 2025 par le journal local IPNS. Celui-ci décrivait l’installation de bureaux partagés, le travail préparatoire du restaurant et une démarche autour de l’alimentation. Le passage à une acquisition représenterait une nouvelle étape pour cette structure.

La municipalité se dit disposée à accompagner le collectif s’il souhaite acheter le bâtiment. Les locataires n’écartent pas cette option mais demandent du temps pour revoir leur projet. Une rencontre entre les deux parties est annoncée dans les prochains jours, sans accord de vente présenté à ce stade.