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vendredi 16 octobre 2026
Environnement · France

Dans le Doubs, vingt communes dépendent encore de livraisons d’eau potable

Le manque de pluie assèche les sources du Doubs et oblige une vingtaine de communes à recevoir de l’eau par camion.

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Le Doubs à Pontarlier, photographie d’archive du seuil sur la rivière
Wikipedro / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source

Une vingtaine de communes du Doubs sont encore ravitaillées chaque semaine en eau potable après plusieurs mois presque sans pluie. À Pontarlier, où vivent environ 18 000 personnes, les responsables locaux étudient désormais le scénario d’une coupure si les réserves continuent de baisser.

À Montjoie-le-Château, village d’une trentaine d’habitants, un camion habituellement utilisé pour transporter du lait livre onze mètres cubes d’eau. Ce volume permet de tenir environ une semaine. Trois communes voisines connaissent la même dépendance aux citernes.

La communauté de communes a déjà consacré 35 000 euros au transport de l’eau en quatre mois. À Pontarlier, une nappe pompée à 17 mètres de profondeur et qui fournissait normalement la moitié de l’eau potable est presque à l’arrêt. Les appels aux économies ont permis de réduire la consommation de 12 % en une semaine.

Des restrictions prolongées faute de pluie

Les tensions ne sont pas nouvelles. La préfecture avait placé le Doubs en alerte sécheresse dès le 18 juin, après une phase de vigilance ouverte le 2 juin. Elle signalait alors la baisse rapide des nappes et des rivières ainsi que les premières difficultés d’alimentation dans le Pays de Maîche.

Les mesures de niveau crise engagées durant l’été ont depuis été prolongées jusqu’au 2 décembre. L’arrosage et plusieurs usages non prioritaires restent encadrés tandis que les communes recensent les réserves d’eau de pluie disponibles.

Dans les secteurs alimentés par de petites sources karstiques, plusieurs mois de déficit pluviométrique ont vidé les réserves. Les élus du Grand Pontarlier estiment qu’une pluie continue et abondante demeure nécessaire pour éviter que la réduction volontaire de la consommation ne devienne insuffisante.