Tom Laperche prépare la Route du Rhum avec un équipement destiné à repérer ce que le regard du marin ne suffit pas à voir. À bord de SVR-Lazartigue, un sonar expérimental doit signaler la présence de mammifères marins et d’objets flottants pour lui donner le temps de changer de trajectoire. Un reportage de France Télévisions diffusé le 28 octobre montre des essais au large du Finistère.
Lors de cette sortie, une alerte prévient le navigateur de la présence d’un obstacle. Il rejoint son écran, puis modifie sa route pour éviter une bouée. Cette séquence illustre le fonctionnement de l’alerte dans une situation d’entraînement. Elle ne démontre pas à elle seule que le dispositif permettra d’éviter toutes les rencontres avec des cétacés en pleine traversée.
Les dons reculent en France et les associations de proximité gagnent la préférence des donateursLe projet associe Kresk Développement, Thales, MerConcept et l’équipe du trimaran. Thales présente l’équipement comme un moyen de détecter les animaux et les obstacles en temps réel, puis de transmettre une information au skipper. L’industriel en avait annoncé le principe une semaine avant la diffusion du reportage, le 21 octobre.
L’intégration s’est faite à Concarneau. Dans le reportage, le chef de projet de Thales, Jean-Marcelin Pascal, décrit un dispositif installé sur la dérive et capable d’écouter les sons des cétacés. Cette écoute sous-marine répond à une difficulté propre à ces bateaux rapides, dont la vitesse laisse peu de temps pour repérer un danger et manœuvrer.
La prochaine étape sera l’utilisation en course. Le départ de la Route du Rhum est prévu le 1er novembre à Saint-Malo, à destination de la Guadeloupe. Le Figaro Nautisme précise que le système reste expérimental et que sa fiabilisation en conditions réelles demandera encore du travail. L’essai à l’échelle d’une traversée doit donc être distingué d’une garantie de sécurité déjà acquise.





