Landry Ngang, adjoint au maire de Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, a porté plainte mardi 27 octobre auprès du parquet de Bobigny et de l’Inspection générale de la police nationale. L’élu affirme avoir été aspergé de gaz lacrymogène au visage par un policier le 18 octobre, alors qu’il se trouvait à proximité d’une intervention dans le centre-ville.
Son avocat, Pierre Brunisso, dénonce des violences commises par des agents de la force publique sur un élu dans l’exercice de ses fonctions. Le dépôt de plainte prolonge les accusations que l’adjoint avait rendues publiques au lendemain des faits. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure à une infraction ou de préjuger des suites que la justice donnera au dossier.
Selon le récit présenté par son conseil, Landry Ngang était descendu de chez lui après la dégradation d’un commerce, muni de sa carte d’élu. Il voulait demander aux jeunes présents de s’éloigner, puis aurait observé l’intervention policière. L’avocat soutient que son client avait annoncé plusieurs fois son identité et sa fonction avant d’être poussé par un agent et gazé par un autre.
Le Parisien avait recueilli le témoignage de l’adjoint dès le 19 octobre. Le quotidien rapporte également l’existence d’une vidéo montrant l’élu repoussé puis aspergé. Les circonstances précises et la justification de l’usage du gaz demeurent au cœur du différend.
Dans la version des services de police rapportée par Le Parisien, l’aérosol avait été employé pour éloigner des personnes hostiles à l’intervention. Une source policière citée par le journal fait état de 23 interpellations pour un vol par effraction dans le magasin Snipes ce soir-là. Ces éléments décrivent le contexte de l’opération, sans établir les responsabilités dans la scène dénoncée par l’élu.
Pierre Brunisso demande la conservation des enregistrements de vidéoprotection, ainsi que des images issues des caméras-piétons et des véhicules de police. Cette demande vise à préserver des éléments susceptibles d’éclairer le déroulement de l’intervention.






