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jeudi 29 octobre 2026
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Nouvelle-Aquitaine

À Pons, les machines de Colibri s’arrêtent avant le transfert vers Derval

L’arrêt de la production marque une nouvelle étape de la fermeture du site charentais. La marque de madeleines doit continuer à vivre en Loire-Atlantique, tandis que l’avenir des locaux reste ouvert.

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L’usine Colibri de Pons, vue extérieure en 2019
Madeleine2019 (Clara Brulé) / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0 — Source
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Les machines de l’usine Colibri se sont arrêtées mercredi 28 octobre à Pons, en Charente-Maritime, selon ICI La Rochelle. La production de madeleines doit être transférée à Derval, en Loire-Atlantique, dans une autre usine du groupe Roullier. Le site pontois consacre la fin de semaine à son nettoyage.

La fermeture de cet atelier historique ne signifie pas la disparition de la marque. Colibri doit poursuivre son activité ailleurs, mais seule une petite partie des salariés suivrait le transfert, rapporte la radio. Son reportage évoque un effectif d’environ 60 personnes à Pons.

Cette dernière étape intervient après plusieurs mois de procédure sociale. En janvier, Le Parisien rapportait l’annonce par Paticeo, filiale du groupe Roullier, de la validation du plan de sauvegarde de l’emploi par l’État le 9 janvier. Le groupe parlait alors de 66 salariés concernés et de mesures d’accompagnement ou de reclassement interne.

Les effectifs cités à ces deux dates décrivent des moments différents du dossier. Dès le 8 janvier, le sénateur Mickaël Vallet avait interpellé le gouvernement sur l’avenir de la biscuiterie et les conséquences locales d’une fermeture. Il rappelait l’ancienneté de l’activité, dont l’histoire à Pons remonte à 1896, et le savoir-faire lié aux coques en chocolat.

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Lors de cette séance au Sénat, le gouvernement avait assuré que les services de l’État suivaient le dialogue social, les parcours des salariés et les possibilités de préserver une activité industrielle. Le débat portait déjà sur le maintien des équipements et sur la recherche d’une reprise.

La question des bâtiments reste désormais posée. Auprès d’ICI, la maire de Pons, Fabienne Dugas-Raveneau, dit souhaiter que les collectivités puissent racheter le site pour y accueillir une nouvelle activité. Aucun accord de cession n’est annoncé dans ce témoignage.

L’usine Colibri à Pons en juillet 2019. Archive de Madeleine2019, Clara Brulé, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, convertie en WebP.