Alexandra Lamy se souvient qu’on lui promettait la fin de sa carrière lorsqu’elle a accepté de jouer dans Un gars, une fille. Plus de vingt-cinq ans après le lancement de la série, l’actrice raconte avoir choisi de suivre son envie malgré les mises en garde de son entourage professionnel.
Le format inquiétait alors une partie du milieu. La fiction reposait sur de courts sketchs diffusés chaque soir sur France 2, avec Jean Dujardin et Alexandra Lamy dans les rôles de Jean et Alex. Certains craignaient que cette exposition quotidienne ne les enferme durablement dans leurs personnages.
Le succès a produit l’effet inverse. Diffusée de 1999 à 2003, la série a installé les deux comédiens auprès du grand public avant leur passage au cinéma. Alexandra Lamy a ensuite alterné comédies, drames et projets de réalisation, tandis que Jean Dujardin poursuivait une trajectoire internationale.
L’actrice dit avoir retrouvé la même prudence autour d’elle lorsqu’elle a accepté de participer à la première saison de LOL qui rit, sort. Elle a de nouveau privilégié le plaisir du projet et a remporté l’émission avec Julien Arruti. Chacun avait reversé 25 000 euros à une association.
Ce rapport au risque accompagne aujourd’hui la sortie du Roi du Game, nouvelle comédie réalisée par Éric Judor. Le film est arrivé dans les salles françaises mercredi 21 octobre, avec Alexandra Lamy, Marc Labrèche et Hafid Benamar au casting.
L’histoire suit un père prêt à rejoindre un jeu de rôle grandeur nature pour renouer avec sa fille. Le film mêle comédie familiale et univers médiéval fantastique, dans un registre très différent de la série qui a révélé Alexandra Lamy.
Le souvenir d’Un gars, une fille éclaire surtout une méthode de choix. L’actrice explique qu’elle accepte un projet lorsqu’il l’amuse, quitte à assumer l’échec. Cette prise de risque lui a permis de ne pas rester enfermée dans le personnage de Chouchou qui l’avait rendue célèbre.





