Cédric Jubillar doit participer ce vendredi 2 octobre à une nouvelle reconstitution judiciaire entre Cagnac-les-Mines et Mailhoc, dans le Tarn. L’opération doit confronter ses aveux de juillet aux constatations matérielles, aux témoignages et aux nombreuses incohérences relevées depuis la disparition de Delphine Jubillar dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020.
Le principal enjeu est de déterminer si le scénario désormais livré par Cédric Jubillar est compatible avec les éléments accumulés par les enquêteurs. La reconstitution doit notamment porter sur la dispute au domicile, le déplacement du corps et le trajet jusqu’au secteur de Mailhoc où des ossements attribués à Delphine ont été découverts.
Des contradictions au cœur de la reconstitution
Les magistrats veulent confronter plusieurs points sensibles : l’horaire de la dispute décrit par le fils du couple, les cris entendus par des voisines, les lunettes cassées de Delphine, le positionnement de la Peugeot 207 et l’activation du téléphone de la victime à 6 h 52 le 16 décembre.
Ces éléments ne coïncident pas toujours avec le récit livré par Cédric Jubillar depuis ses aveux. Il affirme notamment avoir étranglé son épouse dans la cuisine avant de transporter son corps jusqu’à Mailhoc.
De Cagnac-les-Mines à Mailhoc
La reconstitution doit débuter au domicile de Cagnac-les-Mines avant de se poursuivre dans le secteur de Mailhoc. Environ 150 gendarmes sont mobilisés pour sécuriser les différents sites et encadrer les déplacements.
De nouvelles fouilles ont également été menées cette semaine à Mailhoc sur plusieurs parcelles voisines de celle où des restes humains avaient déjà été retrouvés cet été. Les enquêteurs cherchent toujours à compléter les éléments matériels disponibles avant le procès en appel prévu au printemps 2027.





