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mercredi 21 octobre 2026
Economie · France

À Villeneuve-sur-Lot, la demande de redressement de GiFi place 6 000 emplois sous surveillance

La direction de GiFi va demander l’ouverture d’un redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Toulouse. L’enseigne emploie environ 6 000 personnes et compte plus de 500 magasins.

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La façade d’un magasin GiFi à Marly-le-Roi
Sn-wp78 — CC BY-SA 4.0 — Source

La direction de GiFi a annoncé qu’elle demanderait l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Toulouse. La démarche concerne une enseigne de plus de 500 magasins qui emploie environ 6 000 personnes, avec un siège historique à Villeneuve-sur-Lot.

Une demande de redressement n’équivaut pas encore à une décision du tribunal. La justice commerciale doit examiner la situation avant d’ouvrir éventuellement la procédure. L’objectif affiché par la direction est de protéger l’activité pendant la recherche de solutions et de maintenir l’exploitation des magasins.

À Villeneuve-sur-Lot, l’annonce dépasse le seul avenir d’une marque nationale. Le groupe occupe une place importante dans le bassin d’emploi local, où se trouvent son siège et plusieurs fonctions centrales. Les salariés attendent désormais des précisions sur le calendrier judiciaire et sur les mesures qui pourraient accompagner la poursuite de l’activité.

Les difficultés se sont aggravées après le changement du système informatique lancé en 2023. Cette transition a désorganisé la gestion des stocks et provoqué des écarts entre les produits disponibles et les besoins des magasins. L’entreprise a aussi dû absorber les coûts liés à ces perturbations.

GiFi affronte dans le même temps une concurrence plus forte sur le marché des produits à petits prix. Action, Maxi Bazar et les plateformes de commerce en ligne ont renforcé la pression sur les prix, les volumes et la fréquentation. La combinaison de ces facteurs a réduit la marge de manœuvre de l’enseigne.

Les représentants du personnel avaient déjà déclenché un droit d’alerte économique au début du mois d’octobre, selon La Dépêche du Midi. Cette étape montre que les inquiétudes précédaient l’annonce de la direction. Le prochain point décisif sera la réponse du tribunal, dont ni la date précise ni les conditions n’étaient confirmées dans les sources consultées.