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lundi 26 octobre 2026
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Sécurité · France

À Nice, la LDH critique l’action policière et Nuñez défend les forces de l’ordre

Après les violences du 24 octobre, Henri Busquet met en cause la liberté de mouvement d’un groupe d’ultradroite. Le ministre récuse toute protection de ces militants par la police.

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Place Masséna à Nice de nuit
Mg02 / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source
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L’action des forces de l’ordre à Nice fait l’objet de récits opposés après les violences du samedi 24 octobre. Interrogé lundi 26 octobre par ICI Azur, Henri Busquet, secrétaire de la section niçoise de la Ligue des droits de l’homme, estime que des militants d’ultradroite n’ont pas été empêchés de circuler dans le centre-ville. Le même jour, Laurent Nuñez a récusé sur RMC/BFMTV toute protection de ces groupes par la police.

Dans la présentation de son entretien avec la radio locale, la LDH dénonce une attaque contre des manifestants pacifiques en fin de journée. Busquet interroge les conditions dans lesquelles le groupe a pu évoluer en ville. Cette mise en cause porte sur la conduite du maintien de l’ordre, au-delà du seul constat des affrontements.

Le ministre de l’Intérieur défend une autre lecture de l’intervention policière. Selon le compte rendu de l’AFP, il affirme que les policiers ont mis fin aux affrontements et nie qu’ils aient agi en concertation avec les militants d’ultradroite. Son propos concerne plusieurs villes, parmi lesquelles Nice, Montpellier et Nancy.

À Nice, la préfecture a décrit la présence d’une centaine de militants masqués venus affronter physiquement des manifestants, d’après la même dépêche. Onze personnes ont été placées en garde à vue. Cette mesure d’enquête ne constitue pas une déclaration de culpabilité et ne permet pas d’attribuer à chacune un rôle dans les violences.

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Les déclarations de Busquet et de Nuñez ne suffisent pas à établir la chronologie détaillée des interventions. Le désaccord porte notamment sur la capacité des forces de l’ordre à empêcher les déplacements du groupe avant les affrontements, puis sur leur action au moment des violences.

Laurent Nuñez a annoncé de possibles suites judiciaires et administratives. Il a évoqué l’examen des conditions permettant de dissoudre des groupes constitués pour commettre des violences, sans annoncer dans cet entretien une mesure individuelle de dissolution.

La place Masséna à Nice en novembre 2012. Photographie d’archive du centre-ville, sans représentation des violences du 24 octobre 2026. Mg02 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Réduction et conversion WebP.