Plusieurs dizaines de personnes ont brièvement pénétré samedi 17 octobre dans le hall de l’Hôtel de Ville de Marseille, après avoir forcé une porte du bâtiment situé sur le Vieux-Port. Les forces de l’ordre les ont rapidement dispersées et ont sécurisé les abords de la mairie.
Plus tôt dans la journée, le commissariat de police municipale du troisième arrondissement avait été pris pour cible. Des vitres ont été brisées et des fumigènes lancés à l’intérieur. La préfecture de police a indiqué qu’une tentative d’incendie avait été empêchée et qu’aucun blessé n’avait été recensé.
Des commerces de la Canebière ont également été vandalisés. Le maire Benoît Payan a demandé des renforts à l’État et annoncé le déploiement de trois compagnies de CRS ainsi que de deux véhicules blindés Centaure.
Des incidents distincts du cortège déclaré
Ces violences se sont produites en marge de la mobilisation nationale du 17 octobre, organisée autour de revendications lycéennes, sociales et liées au pouvoir d’achat. À Marseille, les premiers rassemblements de la matinée n’avaient pas tous été déclarés.
Le maire a distingué les auteurs des dégradations des personnes venues manifester. La préfecture et les forces de l’ordre devront établir le déroulement précis des intrusions ainsi que les responsabilités individuelles.
Les renforts ont été positionnés avant le départ du cortège de l’après-midi. Les autorités ont maintenu une surveillance renforcée autour du Vieux-Port, de la Canebière et des principaux bâtiments publics du centre-ville.





