La préfecture du Rhône a recensé 36 interpellations et 22 blessés, dont 18 membres des forces de l’ordre, après la mobilisation du samedi 24 octobre à Lyon. Environ 10 000 personnes ont participé aux rassemblements au plus fort de la journée, selon son estimation. Ces chiffres, communiqués samedi soir, constituent un premier bilan.
Les manifestants contre la vie chère ont défilé dans plusieurs secteurs de la rive gauche du Rhône, tandis qu’un dispositif policier renforcé limitait les accès à la Presqu’île. La journée intervenait une semaine après les pillages et les importantes dégradations du 17 octobre. Cette fois, les rassemblements se sont répartis en groupes dans différents quartiers.
Le bilan matériel varie selon l’autorité qui s’exprime. La préfecture faisait état de trois commerces dégradés dans son point du soir. Le maire Grégory Doucet a, de son côté, évoqué cinq magasins dégradés et pillés, ainsi que du mobilier urbain endommagé ou incendié. Ces deux décomptes ne peuvent donc pas être présentés comme un chiffre unique et définitif.
Des dispersions sur la rive gauche et des transports perturbés
À Jean-Macé, sur les quais du Rhône et dans le secteur de Saxe-Gambetta, les journalistes du Progrès et de LyonMag ont rapporté des dispersions au moyen de gaz lacrymogènes. Le Progrès a également observé des jets de bouteilles et de mortiers d’artifice contre les forces de l’ordre. Des syndicalistes présents place Mazagran ont contesté la gestion policière du rassemblement et décrit un cortège initialement pacifique.
La préfecture affirme que les sommations ont précédé la dispersion à Jean-Macé. Elle indique que les interpellations concernent notamment des soupçons de violences, de détention d’arme, de destructions ou d’outrages. Ce bilan policier ne préjuge pas des suites judiciaires individuelles.
Les restrictions avaient été annoncées avant la mobilisation. Un arrêté du 23 octobre interdisait les manifestations de 10 heures à 23 heures dans un large périmètre comprenant la Presqu’île, une partie du Vieux-Lyon et plusieurs secteurs de la rive gauche. La Ville avait aussi renforcé la protection de ses bâtiments et retiré des objets susceptibles de servir de projectiles.
Au cours de l’après-midi, les transports ont subi de fortes perturbations et la Presqu’île n’était plus desservie. Le Progrès signalait en soirée le retour des lignes de métro sans perturbations majeures. Après avoir condamné les dégradations, Grégory Doucet a demandé au gouvernement d’apporter rapidement des réponses aux revendications sociales.






