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dimanche 25 octobre 2026
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Economie · France

Immobilier, les contacts des acheteurs reculent plus vite que l’offre

Les annonces de vente se multiplient sur Bien’ici tandis que les prises de contact diminuent. Les données du crédit confirment un marché moins dynamique, sans mesurer la même réalité.

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Maison ancienne portant un panneau à vendre à Noyers-sur-Serein, archive de 2011
Roi Boshi / Wikimedia Commons — CC BY-SA 3.0 — Source
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Les acheteurs continuent de consulter les annonces immobilières, mais ils contactent moins les vendeurs. Au troisième trimestre 2026, Bien’ici a enregistré une baisse de 22 % des contacts sur ses annonces de vente par rapport à un an plus tôt, alors que leur nombre progressait de 4 %, selon son observatoire publié le 16 octobre.

Ce décalage précise la nature du ralentissement. La fréquentation du portail reste stable, indique l’entreprise. Le recul concerne le passage de la recherche à la prise de contact avec un professionnel. Il ne correspond donc ni à une chute de 22 % des ventes signées ni à une mesure de l’ensemble des intentions d’achat des Français.

Avec davantage de biens proposés et moins de demandes par annonce, le rapport entre contacts et offre, appelé tension immobilière par Bien’ici, diminue de 25 % sur un an. Le portail constate aussi que les maisons restent affichées plus longtemps que les appartements. Ces observations décrivent son propre marché d’annonces, en amont des transactions.

Le crédit donne un autre signal de repli

Les prêts effectivement accordés apportent un éclairage complémentaire. L’Observatoire Crédit Logement/CSA fait état, au troisième trimestre, d’une baisse de 9,2 % de la production de crédits immobiliers sur un an. Le nombre de prêts diminue de 8,1 % sur la même période. Ces indicateurs portent sur le financement, tandis que ceux de Bien’ici suivent l’activité des internautes.

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Le coût des emprunts augmente également. Le taux moyen mesuré par Crédit Logement/CSA atteint 3,40 % en septembre, contre 3,31 % en août. Pour les prêts sur vingt ans, la moyenne de septembre est de 3,39 %. Ces valeurs décrivent les crédits observés et ne constituent pas un barème identique pour tous les dossiers.

L’allongement des durées accompagne cette évolution. Au troisième trimestre, près d’un prêt bancaire sur deux, soit 49,8 %, est accordé sur vingt-cinq ans ou davantage, contre 46,5 % en 2025. La durée moyenne atteint 252 mois. Étaler le remboursement peut réduire la mensualité à capital et taux donnés, mais prolonge aussi la période pendant laquelle les intérêts sont payés.

Le ralentissement ne permet pas de déduire une baisse uniforme des prix dans toutes les villes. La note des Notaires de France actualisée le 22 octobre distingue les indices de prix, les volumes de transactions et les projections issues des avant-contrats. Ces séries concernent des étapes et des périodes différentes de celles des annonces consultées au troisième trimestre.