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lundi 5 octobre 2026
Culture · France

TF1 récupère la fiction historique de M. Pokora sur Oradour-sur-Glane après le refus du service public

Écarté par France Télévisions en raison de son statut d'artiste de variété, M. Pokora voit son projet de fiction dramatique sur le massacre d'Oradour-sur-Glane aboutir sur TF1.

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Photo : Cirque Léonce. Concepteur (Public domain)

Dans un entretien accordé au magazine Télé Star, l’artiste M. Pokora a révélé le refus essuyé auprès de France Télévisions pour le développement de son projet de fiction consacré au drame d’Oradour-sur-Glane. La direction du groupe audiovisuel public a explicitement émis des réserves quant à sa crédibilité dans un registre dramatique, estimant que son image de chanteur populaire représentait un obstacle pour porter une œuvre mémorielle d’une telle gravité.

Face à cette décision, le projet a rapidement trouvé preneur auprès du diffuseur privé TF1, qui a donné son accord pour lancer la production. Initiée conjointement par l’artiste et son producteur Thierry Saïd, l’aventure a ensuite intégré les moyens du groupe Mediawan pour concrétiser cette création historique d’envergure.

Intitulée sobrement « Oradour », cette œuvre dramatique a été confiée au réalisateur Pierre Aknine. Conçue sous la forme de deux épisodes de 45 minutes chacun, la mini-série dispose d’un créneau officiel de diffusion sur l’antenne de la première chaîne, avec une programmation fixée en première partie de soirée le jeudi 24 septembre 2026.

Pour ce passage au drame télévisuel, M. Pokora endosse le rôle principal à travers le personnage de Philippe Gerbier, un officier engagé sous la bannière des Forces françaises libres. Le comédien partage la tête d’affiche de cette production avec l’actrice Caroline Anglade pour incarner ce récit centré sur les événements de la Seconde Guerre mondiale.

Un tournage délocalisé pour respecter le sanctuaire historique

La production a dû composer avec des contraintes patrimoniales strictes pour la mise en scène du drame. Le site martyr d’Oradour-sur-Glane étant classé et protégé au titre de lieu de mémoire nationale, aucune caméra n’a pu y reconstituer les violences historiques, obligeant les équipes techniques à tourner l’intégralité des prises de vues d’époque en Belgique.