Le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a annoncé le déploiement d’un plan de soutien massif chiffré à 10,5 millions d’euros. Cette enveloppe financière exceptionnelle vise à réparer les préjudices matériels et à préserver les activités économiques locales lourdement affectées par le méga-incendie de Saumos, en Gironde, dont le foyer initial s’était déclaré le 22 juillet avant de dévorer 42 000 hectares de végétation.
Cette stratégie d’intervention repose sur 14 mesures économiques ciblées à destination des structures professionnelles sinistrées. Parmi ces leviers figurent un dispositif de prêt rebond compris entre 5 000 et 50 000 euros pour soulager les trésoreries asphyxiées, complété par l’octroi d’aides financières directes non remboursables pouvant atteindre 15 000 euros pour les très petites et moyennes entreprises touchées par la catastrophe.
Pour fluidifier les financements bancaires indispensables à la relance du tissu économique régional, l’exécutif a également réajusté les paramètres du fonds de garantie régional, doté de 6 millions d’euros. Le taux de couverture passe formellement de 70 % à 80 %, une mesure technique conçue pour inciter les banques privées à accorder des crédits d’investissement et de fonctionnement aux entrepreneurs fragilisés.
Le sauvetage de la filière sylvicole et le réaménagement écologique du massif constituent un autre pan prioritaire de ce programme. La collectivité territoriale s’active pour ouvrir des aires de stockage sécurisées destinées au bois sinistré et sollicite 4,2 millions d’euros de crédits européens supplémentaires pour renforcer la Défense des forêts contre les incendies (DFCI), tout en programmant l’expérimentation de forêts bocagères sans résineux en lisière pour dresser de véritables coupe-feux naturels.
Des exigences concrètes formulées à l’adresse de l’État
Au-delà des engagements financiers régionaux, Alain Rousset a officiellement transmis trois requêtes majeures au gouvernement central. Le dirigeant régional réclame l’implantation permanente d’une base aérienne de bombardiers d’eau dans le Sud-Ouest de la France, l’élaboration d’un plan national structurant dédié à la préservation de la ressource en eau et l’ouverture d’un nouveau volet de décentralisation des compétences publiques face à l’urgence climatique.
